Qui suis-je ?

A contrario est un site qui propose chroniques, articles et billets d’humeur.

Je suis rejointe ici, de façon ponctuelle, par d’autres chroniqueurs, auteurs et journalistes.

A contrario n’a pas de partenaire financier et pas de place pour des annonceurs.

Comme l’écrivait Jean-Noël Lafargue :

« (…) On peut faire entendre sa voix, faire connaître son travail, partager ses enthousiasmes et ses indignations, à son rythme, selon ses propres modalités éditoriales, dans un état d’indépendance absolue. Il n’a jamais existé de moment, dans toute l’histoire de l’humanité, où il a été possible à n’importe qui de communiquer librement en direction d’un public aussi nombreux. Il me semble presque fou que l’on puisse ne pas avoir l’envie ou l’idée d’en profiter. On peut aujourd’hui réaliser presque sans moyens les rêves qui se trouvaient à l’œuvre dans la micro-presse telle que l’entendaient les révolutionnaires (Desmoulins, Fabre d’Églantine,…) ou les pionniers de la presse américaine (Benjamin Franklin, Mark Twain,…), dans le domaine du fanzinat ou encore de la radio-libre.

(…)

Je trouve étrange que l’on éprouve tant besoin de placer son travail sous le logo d’un journal qui est moins libre que nous ne le sommes, cela revient un peu à se tatouer des chaînes pour avoir l’air d’un esclave comme les autres, d’un « pro ». »

Pour me siter : j’ai 42 ans, je sus mère de deux enfants (17 ans et demi et 16 ans), un garçon et une fille. Je suis féministe.

Je travaille depuis l’âge de 20 ans et j’ai exercé différentes professions au cours des 22 dernières années. Officiellement et pour faire joli, on appelle ça un « parcours atypique ». Officieusement, ça signifie que j’ai pris tout ce qui venait, en CDD, en intérim et plus rarement en CDI, pour remplir mon frigo ; et si j’ai parfois eu la chance d’apprécier mes jobs, je n’ai pas toujours été en mesure de les choisir, loin de là.

À 30 ans j’ai repris mes études, sans cesser de travailler à plein temps et avec deux enfants encore petits. J’ai obtenu une licence de droit et entamé un master. Quand j’ai appris que j’avais dépassé la limite d’âge pour tenter d’entrer en école de journalisme (mon rêve de gamine), j’ai commencé à faire des piges sur le tas, et je suis tout de même devenue journaliste, dûment encartée et numérotée.

Le métier m’a déçue par son manque d’intégrité alors j’ai lâché ma carte de presse. Je ne l’ai jamais regretté. J’ai aussi été chroniqueuse et j’ai écrit des livres. J’en suis bien revenue aussi, c’est un drôle de business qui ne sent pas très bon, surtout chez les gros éditeurs : ça flatte un peu l’ego, mais ça ne paie pas les factures et ça brasse des paillettes.

Aujourd’hui je bosse en freelance et je chronique désormais sur mon propre site plutôt que de publier chez les autres, d’où la possibilité de faire un don si on souhaite soutenir mon travail. Prix libre et indépendance éditoriale garantie.

Je suis née en Alsace et j’y ai toujours vécu. Je passe cependant pas mal de temps à Paris pour le boulot, ce qui est plutôt chiant (ah, je ne devais pas le dire ? Merde).

Je tiens également les sites Culture du viol, Comment peut-on être féministe ? et Gâteaux et Révolte.